Sur les requins téléguidés du Mossad

Publié le par Association France Israël Marseille

Un autre regard sur le Proche-Orient Editorial Lettre de FIM13 le 3 janvier 2011

 

Le 6 décembre, une malheureuse touriste allemande a perdu la vie dans les eaux égyptienne de Cham El Cheick, victime d'un requin. L'attaque faisait suite à une série d'incidents où d'autres plongeurs furent blessés dans des conditions similaires.

Un habitué local de la plongée, connu sous le sobriquet de Capitaine Mustapha Ismail, fut interviewé à la TV dans l'émission "l'Egypte aujourd'hui". Il affirma que le requin coupable appartenait à une espèce qui ne vivait pas dans les eaux égyptiennes. Et il raconta qu'un de ses amis plongeurs israéliens d'Eilat lui avait dit qu'il avait capturé un petit requin avec un GPS planté dans le dos. Il en conclut que les Israéliens entrainaient des requins à l'attaque des baigneurs dans les eaux égyptiennes. Comment un requin aurait-il pu franchir 4000 km de mer sans avoir été guidé, n’est-ce pas?

Le gouverneur militaire du Sud-Sinaï, le général Abdel-Fadeel Shosha abonda dans ce sens. A coup sûr le Mossad était impliqué dans sa volonté de porter atteinte à l'industrie touristique du pays.  Et la culpabilité d'Israël confirmée par la TV nationale égyptienne ne fit plus doute pour personne dans le pays....

Comme dans le cas de l'interdiction de construire une église dans le sud du Koweït, l'accusation aurait été d'une écrasante banalité si un professeur de biologie l'Université du Canal de Suez, Mahmoud Hanafy, n'avait pas tenu à mettre son grain de sel. Le professeur, plus amoureux de la connaissance et de la vérité que des rumeurs racistes, s'éleva avec vigueur en trouvant "triste" l'écho donné par la TV à ces élucubrations.

Il expliqua que l'espèce de requin qui avait attaqué la touriste allemande vivait bien dans les eaux égyptiennes. Il expliqua ensuite que l'on pose des sondes, y compris en Egypte, sur différentes espèce marine en danger, comme les tortues, ce qui permet de les observer en captant des signaux via les satellites.

Les média égyptiens ont donc laissé s'exprimer une interprétation non paranoïaque de l'incident et ouvert en quelque sorte un débat. Une nouvelle intéressante dans un océan d'obscurantisme.

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