Semaine de l’apartheid: le virus de la haine tue aussi ceux qui en sont porteurs

Publié le par Association France Israël Marseille

"Un autre regard sur le Proche-Orient" n°2 mars 2011 

D’après Palestine an obsession of radical West, not Arabs  16 févr 2011

http://www.theaustralian.com.au/news/opinion/palestine-an-obsession-of-radical-west-not-arabs/story-e6frg6zo-1226006572220

 

La semaine de l’apartheid va s’étaler au cœur du mois de mars en Europe et aux Etats-Unis. Il est particulièrement délectable de voir ce prolongement du festival de la haine organisé en septembre 2001 à Durban, battu comme plâtre par ses propres démons. Car la «semaine» va recevoir tous les jours le démenti de la rue arabe, aux prises avec ses vrais ennemis, les régimes qui ont inventé la fiction de l’apartheid israélien, et indifférente au «problème palestinien» monté de toutes pièces.

Car il faut le savoir, c’est désormais une auto-hallucination exclusivement européenne.

Brian O’Neill en a fait une analyse décapante dans The Australian. Il commence par remarquer que sur la place Tahrir au Caire, il n’y avait pas de slogan du genre «mort à Israël». Mais au même moment dans les manifestations de soutien de Londres, on voyait des placards «Palestine libre! »

Alors que les Arabes combattent leurs vrais ennemis, l’extrême gauche et les Verts occidentaux continuent d’entrer dans une transe haineuse d’Israël à la seule évocation des Palestiniens.

Mais ces étranges amis se montrent en réalité totalement indifférents aux vrais intérêts de leur objet d’amour. Ils ne parlent jamais du développement économique de la Cisjordanie ou Gaza, des problèmes sanitaires, de sécurité, judiciaires, etc. Non ce qui les motive exclusivement, c’est de voir dans les Palestiniens des victimes, qu’il faut protéger de l’ogre israélien.

O’Neill en conclut que le pro-palestinisme est davantage un problème anthropologique qu’un problème politique. Les Palestiniens sont moins vus comme un peuple que comme une tribu curieuse qu’il faut aiguillonner et préserver. La mode de cette gauche  consiste à la singer en ne quittant jamais son keffieh. C’est une politique de la pitié plus que de la solidarité. Elle désire davantage convertir les Palestiniens à sa religion laïque que prendre les armes avec eux.

Mais le point le plus intéressant a trait au narcissisme intense de cette extrême gauche ointe de pitié. L’auteur remarque à propos de la mort de Rachel  Corrie en 2003, écrasée par un tracteur à Gaza, qu’elle conduisit à créer une pièce de théâtre baptisée : « Mon nom est Rachel Corrie » De même la mort d’un autre militant à Gaza en 2004, Tom Hurndall , donna naissance à un film « Le meurtre par balles de Tom Hurndall ». Ce sont les activistes occidentaux, leur courage et leur dévouement empreint de piété et non les Palestiniens qui sont mis en avant. En Palestine, ces Occidentaux sont à la recherche d’eux-mêmes , pas des Palestiniens concrets, en chair et en os. Celui qui est « pour la Palestine » est du coté du bien et cela lui suffit.

Leur longue hallucination et le virus de la haine qui les habite les coupe totalement de la réalité. Ils ne voient rien des méfaits du Hamas, tangibles eux, ni des répressions sanguinaires des chefs arabes sur leurs peuples, etc.

A eux la semaine de la mascarade.

Publié dans lettre n° 2

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