Quelques mythes du discours français sur le conflit du Proche-Orient

Publié le par Association France Israël Marseille

Pour un autre regard sur le Proche-Orient  Bulletin n° 3 6 juin 2011

 

Mythe 1 : Tout le monde connait déjà les paramètres de la paix, il n’y a qu’à les appliquer

C’est totalement faux. Qu’il s’agisse des frontières, de Jérusalem, du droit au retour des réfugiés, de la démilitarisation de l’état palestinien, il n’y a aucun pont imaginable aujourd’hui entre les exigences palestiniennes et israéliennes. Et plus l’approche est concrète et technique, plus le fossé s’élargit. Par exemple sur Jérusalem et sur le droit au retour ,les Palestiniens invoquent des obligations religieuses pour ne rien céder.

Mythe 2 : La paix pour Israël dépend de la création d’un état palestinien à ses cotés

Tout dépend de la nature de l’état palestinien. Si Israël avait affaire à des Suisses la question serait réglée. Il a affaire à des Arabes travaillés depuis presque un siècle par une idéologie radicale, antisémite et revancharde. Gaza et le Liban Sud ont montré qu’un retrait d’Israël donne plutôt naissance à une entité jihadiste et terroriste exclusivement vouée à la guerre contre lui.

Mythe 3 : Le statu quo n’est pas tolérable ni soutenable

Sortir d’un statu quo peut conduire à une guerre chaude (exemples de Chypre, du Cachemire, etc.) . Les Palestiniens qui ont les standards de vie les plus élevés du monde arabe préfèrent  d’ailleurs l’autorité de l’état juif à celle de Ramallah (enquête sur les Palestiniens de Jérusalem). On se doit d’attendre si la situation n’est pas mûre.

Mythe 4 : Le Hamas peut s’amender et l’accord Fath-Hamas est une bonne nouvelle

La raison d’être du Hamas, c’est la guerre totale contre Israël et le génocide des Juifs, tel qu’il est énoncé à l’article 7 de sa Charte. Depuis la signature de l’accord avec le Fatah, il multiplie les serments de fidélité à sa doctrine.

Mythe 5 : Nicolas Sarkozy est un ami d’Israël
Sans commentaire..

Publié dans Lettre n°3

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