ONG palestinienne : à Gaza 77 % des femmes font l’objet de sévices

Publié le par Association France Israël Marseille

Un autre regard sur le Proche-Orient Editorial Lettre de FIM13 le 3 janvier 2011

 

Selon une nouvelle enquête de l'organisation "Palestinian Women's Information and Media Center" (Centre d'informations pour les femmes palestiniennes) basée à Gaza, 77,1 % des femmes sont l'objet de sévices. Ce pourcentage aurait augmenté depuis la prise de pouvoir par le Hamas, en juin 2007.

L'organisation fait part de plusieurs types de maltraitances : 67 % des interrogées souffrent de violences verbales, 71 % de violences psychiques, 52 % de violences physiques et 14 % de violences sexuelles. "Je pense que la violence a augmenté par rapport aux années précédentes et les pourcentages sont sûrement plus élevés que dans d'autres pays", constate Houda Hamouda, directrice de la PWIC.

L’étude mentionne que 26% de ces femmes ne se sentent pas en sécurité chez elles à cause des violences. Ces violences aux femmes à Gaza ne sont pas une exception dans les pays d’Islam : selon l’ONU 90% des femmes afghanes subissent de mauvais traitement dans leur famille.

Ailleurs, les exemple de brutalités permanentes contre les femmes sont innombrables. Au Caire par exemple, selon une dépêche de l’AFP du 17 juillet 2008, un sondage sur un échantillon de 2000 personnes, à montré que presque la moitié (48 %) des Égyptiennes, même portant le voile, subissent des agressions sexuelles quotidiennes, plutôt dans la rue et les transports publics. Quand aux hommes, 62 % d’entre eux admettent commettre de telles agressions, même sur des femmes voilées.

Dans sa lettre brillante à la Mission sur le voile intégral, Djemila Benhabib dans son livre  A contre-Coran, note que la charia « exige de l'épouse d'obéir à son mari et à ses beaux-parents, permet la répudiation, la polygamie, destitue la femme de son autorité parentale, permet à l'époux de corriger sa femme...Trop de femmes dans le monde se font encore humilier, battre, violenter, répudier, assassiner, brûler, fouetter et lapider. Au nom de quoi ? De la religion, de l'islam en l'occurrence et de son instrumentalisation. Pour refuser un mariage arrangé, le port du voile islamique ou encore pour avoir demandé le divorce, porté un pantalon, conduit une voiture et même avoir franchi le seuil de la porte sans la permission du mâle, des femmes, tant de femmes subissent la barbarie dans leur chair. «

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