Dès que les Palestiniens le voudront, il y aura la paix

Publié le par Association France Israël Marseille

par Joel Mowbray, a journalist living in New York City The Washington Times le 8 décembre 2010

Traduction : Un autre regard sur le Proche-Orient Editorial Lettre de FIM13 le 3 janvier 2011 

Titre original :Peace will come when Palestinians want it

http://www.washingtontimes.com/news/2010/dec/8/peace-will-come-when-palestinians-want-it/print/  

Dès que les Palestiniens le voudront, il y aura la paix; les dirigeants 'modérés' devront d'abord cesser de prôner le terrorisme 

La lumière est finalement faite sur un aspect décisif mais peu étudié du "processus de paix" au Moyen-Orient. Le gouvernement israélien vient d'élaborer un nouveau rapport trimestriel qui analyse ce que ses homologues palestiniens font, ou ne font pas, pour favoriser la paix.

L'un des fondements indiscutables des négociations de paix consiste à s'assurer que les Palestiniens n'enseignent pas à leurs enfants comment devenir des terroristes. Mais jusqu'ici, cette question n'était pas vraiment une priorité pour l'état juif.

Le premier ministre Benjamin Netanyahu souligne désormais que s'ils veulent être tenus pour des partenaires sérieux, les Palestiniens doivent nécessairement multiplier les messages de paix au lieu d'encourager la violence,.

Bien que la chronique de l'incitation palestinienne à la haine ait été bien retracée depuis des années par l'organisme de surveillance des media palestiniens Palestinian Media Watch (PMW) et ses semblables, il était nécessaire que le gouvernement israélien prenne lui-même la question au sérieux pour avoir une chance de retenir l'attention des gouvernements occidentaux.

Le nouveau Répertoire de l'Incitation et de la Culture de la paix aidera M. Netanyahou à influencer ses pairs des Etats-Unis et d'Europe pour qu'ils évaluent le président de l'Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas, non pas sur ce qu'il dit lors des réunions intergouvernementales à la Maison Blanche ou lors des agapes bureaucratiques, mais plutôt sur ce que fait l'AP chez elle. Selon des responsables israéliens, le but n'est pas exclusivement d'établir un catalogue d'exemples de démagogie ou de diabolisation de l'adversaire, mais de s'intéresser également aux initiatives de l'AP pour préparer son peuple à la paix avec Israël.

Ce rapport ne traite pas du Hamas, même s'il est rempli d'exemples illustrant le zèle que le gouvernement censément modéré de l'AP met à saper les perspectives de paix, au moment même où ses hauts représentants disent à l'Occident à quel point ils sont profondément attachés à la paix.

Un des exemples les plus forts de ce double discours souligné dans le rapport s'est produit récemment. Lors d'une allocution prononcée à la Maison Blanche le 1er septembre, M Abbas déclarait avec emphase qu'il "était opposé à toute effusion de sang" parce qu'il voulait que les Israéliens et les Palestiniens "vivent pour toujours comme voisins et partenaires."

S'exprimant en arabe dans un journal palestinien deux mois auparavant, il donnait une raison bien différente de son refus de la guerre : les "Palestiniens ne combattront pas seuls parce qu'ils n'ont pas les moyens de le faire," ajoutant qu'il avait dit à la  Ligue arabe, "si vous voulez la guerre, et si vous entreprenez tous de combattre contre Israël, nous sommes d'accord." Naturellement, ce n'est pas une surprise parce que la constitution du Fatah en vigueur à ce jour stipule que "la lutte ne finira pas avant l'élimination de l'entité sioniste et la libération de la Palestine. "

Le Fatah baptise de façon routinière des rues, des bâtiments et des écoles du nom de terroristes, et parfois il distribue des récompenses à ces derniers ou à leurs parents.

Après l'attribution par le Fatah d'une récompense à la grand-mère de Khaled Abd Al-Rahman, emprisonné comme terroriste, PA-TV, la télévision du Fatah lui a offert une tribune: elle s'adressa alors semble-t-il à son petit-fils et à d'autres Palestiniens en disant, "tirez avec votre fusil et faites partir les Juifs."

La glorification des terroristes par l'AP est systématique. Le Fatah a ouvert un forum sur Internet lors de la commémoration du 10ème anniversaire de ce que l'on a appelé l'Intifada. Comme le montre le rapport israélien, rien n'est plus convaincant que les images de feu, de mitrailleuses et même d'enfants masqués. L'une de ces images représente la célèbre mosquée Al Aqsa au dôme recouvert d'or, avec en superposition deux mitrailleuses disposées en un "V" retourné.

Parmi les autres exemples présentés dans le rapport, qui a été élaboré par un comité dirigé par Ya'acov Amidror et le fondateur de PMW, Itamar Marcus, il y a les paroles du responsable des affaires religieuses de l'AP. Celui-ci félicite les Palestiniens qui se lancent dans le "ribat," ou guerre religieuse. Il y a aussi le coordonnateur du Conseil national des colonies de vacances qui se réjouit devant les médias locaux que les colonies de vacances qu'il organise instillent dans l'esprit des gosses la culture palestinienne, "qui unit la culture de la résistance, la culture des pierres et des fusils… et la culture du Shahada (le martyre)."

Tout cela date à peu près du mois de juin, le moment même où M. Abbas déclarait à la Maison Blanche , "nous n'avons rien à voir avec l'incitation à la haine contre Israël, et nous n'y participons pas."

Alors que le président  Obama focalisait la majeure partie de son attention sur la politique de logement israélienne, le nouveau rapport indique que l'AP amplifiait ses incitations jusqu'au début de la dernière phase de négociation. Les dirigeants palestiniens pensent peut-être que l'attention exceptionnelle que portait M. Obama à Israël leur donnait carte blanche.

Le Maison Blanche tiendra peut-être compte de ce rapport et demandera aux Palestiniens de cesser leurs incitations à la haine contre l'état juif. Peut-être M. Obama dira-t-il aussi à M Abbas qu'il doit travailler dur pour construire chez lui une culture de la paix.

Si ce n'est pas le cas cependant, c'est un pari sain que la Chambre dominée par les Républicain qui s'installe à Washington devrait prendre à son compte d'autant qu'elle a la main sur les cordons de la bourse fédérale. La fiscalité de conservateurs soucieux de la non-dilapidation des fonds publics pourrait conditionner l'aide aux Palestiniens à un changement du statu quo. En d'autres termes, l'AP ne devrait plus compter sur des chèques en blanc de Washington l'année prochaine.

La transformation de la culture palestinienne ne peut pas se produire en une nuit, mais elle est cruciale. La paix est impossible tant que les enfants palestiniens grandissent dans la haine d'Israël et l'amour de la violence.

Désormais ce sujet fait au moins partie de la discussion.

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