De courageux soldats assurent le bon état de la barrière frontalière de Gaza.

Publié le par Association France Israël Marseille

Traduction : Un autre regard sur le Proche-Orient Editorial Lettre de FIM13 le 3 janvier 2011

D'après : The best defense? A good fence

By Anshel Pfeffer 26 11 2010

http://www.haaretz.com/weekend/week-s-end/the-best-defense-a-good-fence-1.326984

La bande de Gaza est l'un des pires soucis des Israéliens. Ils ont reçu des milliers de fusées tirées au hasard sur les civils de Sdérot et des alentours. C'est en traversant cette barrière qu'un commando a enlevé Guilad Shalit, un conscrit qui faisait son service militaire sur le territoire de son pays, voici plus de 4 ans. C'est de l'autre coté de cet ouvrage que sont  aussi venus les pires attentats-suicide. Maintenir l'étanchéité de cette obstacle est véritablement une question de vie et de mort pour les riverains proches eu plus éloignés.

Un article de fin novembre du journal Haaretz "La meilleure défense, une barrière" de Anshel Pfeffer, situe l'importance de cette barrière et la difficulté du travail de ceux qui la protègent et l'entretiennent.

"Le plus couteux des matériels utilisés par l'armée n'est ni l'avion de combat, ni le sous-marin, ni les satellites de communication, mais la barrière de sécurité. En particulier celle qui court le long de la Bande de Gaza. Au cours des années, elle a été améliorée des dizaines de fois par l'adjonction de capteurs sophistiqués, de caméras et d'armes commandées à distance.

Les responsables de la maintenance sont un petit groupe de techniciens-soldats, qui travaillent la plupart du temps protégés par l'obscurité et fréquemment sous le feu. Depuis l'opération "Plomb durci" de l'hiver 2008-2009 et en particulier l'an passé, la plupart des communiqués aux média sur les activités de l'armée autour de Gaza sont devenus de plus en plus laconiques. "Un engin explosif a visé une patrouille de blindés", ou "un hélicoptère a essuyé une attaque; nos forces n'ont pas subi de pertes."

"L'unités de technicien est impliquée dans tous les incidents survenus le long de la route de patrouille. Bien que ses soldats jouent un rôle central et qu'ils soient plus exposé aux tirs que toute autre unité, les média ne les mentionnent jamais. Cette unité n'a même pas de nom officiel, sauf celui "d'escadron de techniciens de la route de garde de la Division de Gaza". On y fait référence sous le nom de code du réseau de communication de l'armée: "Kometz" pour "poignée". L'unité dispose de moins de 20 soldats divisés en 4 escadrons: deux d'entre eux sont déployés dans la section nord de la division et les deux autres dans la section sud. A tout moment un des escadrons de chaque section est en alerte.

"Pour les compare aux techniciens civils, nous manquons de repères standards si ce n'est un nombre d'heures donné" explique l'officier d'ordonnance de la Division de Gaza, le colonel Kobi Dostakam. "Si l'on prend la barrière comme repère nous intervenons dans la minute. Jour et nuit, le vendredi et le shabbat."

Chaque fois qu'il y a eu un incident à proximité de la barrière, ou sur la barrière même (dans le cas d'une infiltration), un escadron de Kometz doit faire un rapport d'évaluation sur les dommages enregistrés par l'ouvrage. S'il y en a, l'unité de techniciens les répare. Des forces de soutien de la zone (avec des tanks et des véhicules blindés) restent sur place jusqu'à ce que l'escadron juge que la réparation est bien satisfaisante.

Les soldats en soutien restent à l'intérieur des véhicules blindés la plupart du temps, tandis que les soldats de Kometz opèrent sous les yeux de l'adversaire. C'est pour cela que le commandement exige que les réparations soient faites de nuit autant que possible.

"Les soldats d'un escadron sont pour une part des experts de l'informatique et des hautes technologies de façon qu'il y ait un grand pourcentage d'inspections réalisées avec des ordinateurs portables connectés au système. Par ailleurs, ce sont des soldats d'unité combattantes qui travaillent en permanence avec un casque et un gilet pare-balles, et qui savent riposter par des tirs quand c'est nécessaire.

Il y a deux ans et demi, un soldat Kometz, Reuven Tautang, a été touché par une balle d'un snipper palestinien alors qu'il travaillait sur une section de la barrière. La balle a brisé son épaule et après son évacuation au Centre médical Soroka de Beer-Shev'a, il a eu six mois de convalescence. A 25 ans, il a insisté pour retourner dans l'unité, et à présent il commande un escadron.

"Sur la frontière de Gaza, il n'y pas quasiment pas de profondeur parce que les maison palestiniennes sont proches de la barrière, comme le sont les communautés qui vivent de l'autre coté. "Si un terroriste devient fou et saute sur la barrière nous ne pouvons pas grand chose pour lui" explique un officier de la division. "C'est pour cela que la barrière est une composante d'intérêt critique. Il y a là des systèmes avancés que l'on ne trouve sur aucune autre frontière."

"Parfois une inspection ne dure que 5 ou 10 minutes, mais si il y a des dommages, il n'y a pas de solution rapide avec ce système, et nous devant rester sur le terrain pendant quatre heures. Nous essayons de travailler de nuit mais ce n'est pas toujours possible. Nous ne partons que lorsque la barrière fonctionne parfaitement.

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