Ce que l'Autorité palestinienne reproche a Israël

Publié le par Association France Israël Marseille

Ce que l'Autorité palestinienne reproche a Israël

 

¨ Elle revendique la propriété de tout l'aquifère de montagne. Cet aquifère est le plus important entre la Jourdain et la Méditerranée; il se subdivise en un bassin nord, un bassin occidental et un bassin oriental. L’accord intérimaire  de 1995 a attribué à Israël l'exploitation principale des bassins nord et occidental et aux Palestiniens celle du bassin oriental ainsi que l'aquifère côtier (aujourd'hui gravement dégradé par le Hamas). Cet accord fait loi et seul un autre accord peut en modifier les termes.

¨ Sur le fond l'argument palestinien est fondé sur les zones de pluviométrie élevée, qui sont situés sur les hauteurs, donc en Cisjordanie. Mais il méconnait singulièrement qu’un aquifère (réserve d'eau souterraine) comprend une zone de recharge (là où la pluie tombe) mais aussi et surtout une zone de stockage. (voir le schéma). La zone de stockage est située majoritairement en-deçà de la ligne verte. Historiquement, les Israéliens couvrent leurs besoins dans cette zone, à partir des puits et des sources situés en-deçà de la ligne verte. Les Palestiniens ne s’y approvisionnaient pas. Par contre, ils exploitaient majoritairement le bassin oriental, qui leur a donc été remis. Le droit international retient les lieux historiques  d’approvisionnement comme une donnée qui détermine l'allocation des ressources, les besoins étant d’abord couverts à partir des ressources non exploitées.

¨ Elle se plaint d’un manque d'eau qu'elle attribue à la "colonisation." Israël fournit le quart des besoins palestiniens au-delà de ses obligations consignées dans le traité de 1995. Il refuse les demande permanentes d'attribution supplémentaires d’eau, compte tenu du refus palestinien d'épurer les eaux usées. En effet l'eau douce livrée revient sous forme d'eaux usées et de pollution dans les aquifères israéliens. De plus, les Palestiniens n'ont pas creusé les puits autorisés sur l'aquifère oriental et ils ont refusé de construire une usine de dessalement sur le site de Hadera offert pas Israël. Manquent-ils vraiment d’eau?

Elle revendique un "droit à l'eau". Heureusement le "droit à l'eau" ne figurait qu'à l'état de principe très général dans l'accord de 1995. Pour disposer d'eau dans cette région aride, il ne faut pas des droits abstraits, des coquille vides, mais des efforts intenses et prolongés. Le droit à l'emploi inscrit dans la constitution française n'a pas créé un seul emploi ni réduit le chômage d'une unité. Au lieu de se plaindre et de multiplier les protestations dans les enceintes internationales et dans les forums, les Palestiniens doivent en finir avec ces attitudes vindicatives et paresseuses et se mettre au travail. Israël leur propose des coopérations et des solutions permettant de couvrir leurs besoins. Leur droit à l'eau dépend de leur volonté et de leur effort, et non d'une disposition juridique

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Les eaux de pluie tombées en Cisjordanie s’écoulent sous terre principalement en direction de la plaine côtière israélienne.

Publié dans Lettre n°6

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